Comment cette bourse m'est chère...
"La bourse m'a donnée l'opportunité de ne pas travailler durant la première année et de gagnerde bonnes notes pour étudier le droit."

"La bourse m'a donnée l'opportunité de ne pas travailler durant la première année et de gagnerde bonnes notes pour étudier le droit."
La Soirée aux Courses du Fonds de Bourses pour Étudiants Canadiens Noirs. A l'hippodrome Rideau Carleton (4837 chemin Albion, Ottawa Sud). Contactez-nous pour plus d'info!
Diplômée de l’école secondaire Hillcrest, où elle était fréquemment en tête de liste, Maryam Mohamed a connu un long parcours. Née en Somalie et l’aînée parmi cinq enfants, elle est arrivée au Canada en tant que réfugiée ne connaissant pas un seul mot de la langue anglaise qu’elle n’a commencé à apprendre qu’à l’école primaire.
Reconnaissante d’avoir acquis la citoyenneté canadienne et de bénéficier de tous les privilèges que nous prenons parfois pour acquis, elle a revendiqué ses droits en donnant en retour à ce pays auquel elle doit tant.
A l’école secondaire Hillcrest, en plus de ses chroniques dans le Journal scolaire, le membre du Comité « Peer Helper » a aussi desservi les programmes parascolaires, ce qui a poussé l’une des ses enseignantes, Julie Chouinard, à déclaré que « l’engagement de Maryam dans sa communauté scolaire ainsi que sa réussite évidente sont les premières réalisations sur une voie pavée de succès ».
Pour Maryam, donner en retour a pris la forme de levée de fonds pour la recherche sur le cancer, de trois jours par semaine de bénévolat au Russell Heights Community House et à l’école secondaire Ridgemont qui, d’après ses dires, lui a donné l’occasion de leur enseigner les valeurs de l’éducation et de réaliser ses rêves. « Je me souviens ce que c’était de ne pas comprendre le professeur parce que ma connaissance de la langue anglaise était encore faible. Je suis heureuse d’être un exemple de réussite pour les plus jeunes enfants confrontés aux mêmes obstacles que j’ai surmontés ».
Mille (1000) heures de bénévolat a-t-elle accomplies en quatre années, malgré ses nombreuses obligations familiales, dont l’accompagnement de ses deux frères hospitalisés au CHEO pour maladies chroniques. C’est, en partie, la raison pour laquelle elle a l’intention de commencer un Bac en Sciences à l’Université d’Ottawa cet Automne, après quoi elle projette de travailler comme infirmière à la même formation médicale avant de poursuivre ses études en médicine.
En un mot, elle se définit comme suit: « Je suis une étudiante travailleuse qui me soucie de mes études et aussi de la promotion du reste de la communauté. Je suis contente de vivre au Canada où j’espère continuer à faire la différence dans la vie des autres, » affirme-t-elle.
M. Youssouf, diplômé de l’école secondaire Louis-Riel le mois dernier, a toujours été un élève sérieux et persévérant, consciencieux de son avenir sur le plan académique, et bien imbu du fait que son rendement scolaire lui ouvrirait de portes vers des
études postsecondaires.
Waïs, l’aîné d’une famille de six enfants a un vif intérêt à la fois pour l’Architecture et la Génie civile, sans nul doute suscitées par sa passion pour les mathématiques. L’un de ses professeurs, Jean-Guy Morin, qui ne tarit pas d’éloges, s’exprime en ces mots: « Témoin privilégié, j’ai vu Waïs travailler de longues heures, se concentrer, démontrer de la rigueur et de la persévérance en de nombreuses occasions afin d’obtenir les meilleurs résultats possibles lui permettant d’entreprendre des études universitaires. »
Waïs possède des qualités naturelles de leadership, une volonté solide de réussir et une constante bonne disposition.
Durant ses années d’études secondaires, Waïs, a accompli mille (1000) heures de bénévolat à l’ODLG (Organisation de Développement des Loisirs de Gloucester) en aidant à organiser des activités récréatives pour des enfants défavorisés. Si dévoué dans son engagement auprès des jeunes et dans sa foi en leurs aptitudes à apporter le changement, il a pris part à un concours sous le thème « Le pouvoir de la jeunesse », commandité par le Club Optimiste, concours dont il a arraché le premier prix. Ainsi Il représentera la Ville d’Ottawa au niveau provincial.
En septembre, Waïs va entamer des études universitaires en Génie civil à l’Université d’Ottawa. Après l’obtention de son Bac, il ambitionne de se joindre à un cabinet d’ingénierie tout en visant une maîtrise en génie civil et en administration des affaires.
Waïs sera le premier de sa famille à fréquenter l’université, un privilège qu’il chérit à sa juste valeur pour plusieurs raisons: premièrement, l’opportunité d’être un exemple de réussite pour ses cinq frères et sœurs, deuxièmement, de pouvoir être une fierté pour sa famille, et finalement de savourer l’idée de réussite personnelle, grâce à sa persévérance.
De ses propres mots: « avec cette bourse, j’irai jusqu’au bout de mes rêves là où le soleil se lève ».